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Art-iviste

Billet d’humeur. #1

Cher artiste,

Le don qui t’habite, me fascine. Que tu fasses de la peinture aux charmantes coulures, de la photographie à l’impressionnante colorimétrie ou de la sculpture aussi vraie que nature, je me plonge dans ta psychologie et ta technique pour en puiser le meilleur. Bien trop souvent, tu penses que j’exploite ma compétence dans ton unique intérêt. Je parle de toi, je diffuse sur toi, je donne un peu de toi à l’autre. Ma place de médiateur me suffit amplement parce que j’apprends. La richesse que tu m’apportes me donne une satisfaction à la hauteur de celle que tu tires de tes créations.

Mais si un jour… un piètre connaisseur venait à saboter ton travail, que ferais-tu ? T’indignerais-tu ? L’art que tu produis est fort probablement une partie de toi. Si l’on s’en prenait à ton art, on s’en prendrait à toi.

Liberté d’expression, fricassée à toutes les sauces, proclamera pourtant que chacun a droit au libre arbitre. Mais si ce libre arbitre, teinté d’injustice, vient à empiéter sur ta propre liberté, méprise il y aura. N’est-ce pas ? C’est ainsi que l’adage (dont la provenance est difficile à déterminer, Histoire quand tu perds ton identité !) acclame haut et fort : que la liberté des uns commence où s’arrête celle des autres. Oublions-le. Pensons peu, pensons bien. Lorsqu’on dénigre ton travail sans justifications valables, c’est inacceptable. Applique cette théorie au journaliste qui parle de toi, donne son temps pour toi, fait de toi un sujet intéressant sur lequel se pencher. Si tu dénigres son travail durement accompli, ne t’étonnes pas que celui-ci te crache sa tranchante liberté d’expression à la figure. Œil pour œil, dent pour dent ? Pas pour autant. Ma philosophie est autre.

Oublie tes caprices de star. Tu n’es qu’un astre éteint par ton ego. Je m’insurge contre le mensonge et les obstacles m’empêchant de mener à bien mon travail. Alors si tu considères que « l’article ne te correspond pas du tout », c’est que ta propre estimation est erronée. Sans doute, attendais-tu de moi que je parle de toi, de la façon dont tu te vois. Se connaitre soi-même ne signifie pas parler objectivement de soi-même.

Bisou.

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© Sidi-Omar Alami

Illustration : Sidi-Omar Alami sur Facebook, Instagram.

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