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Instants contés par Jean-Philippe Lebée

Paris, la nuit. La fraîcheur encore hivernale use d’un paradoxe. Si froid se mêle à chaud, c’est parce qu’il présage une imminente et sémillante rencontre. Un jeune homme, 1m88 au garrot, s’approche. Ses cheveux en bataille lui donne l’air d’un dandy qui assume. Il fume sa cigarette. Inspiration. Ses lèvres humectent avec légèreté l’embout mortel de nicotine. Expiration. Sa bouche en cœur laisse s’échapper les tendres vapeurs toxiques au rythme de la conversation. Il est beau, ce bobo. Ce Parisien touche une ambition notable. Son jeune âge contredit une expérience florissante de créations et de collaborations. A 23 ans, Jean Philippe Lebée poursuit une voie tracée vers le succès, entre découverte et émerveillement pour la photographie. 11156190_943521319026472_1775179658927524822_n 10929183_893993800645891_8361984819935303724_o On ne tarit pas d’éloges sur ce voleur d’images. Il fait pourtant partie d’une branche d’artistes dont les embûches forment des obstacles répétés. C’est sans doute sa candeur qui a su le pousser à poursuivre ce chemin. Lebée est issu d’un parcours scolaire basé sur la manipulation d’outils numériques. A 15 ans, il développe ainsi ses talents dans le court métrage. Il choisit donc l’enchainement des images pour premier lancement. Une évolution bifurquant vers la photographie. Car « la vidéo est un des moteurs pour me faire avancer dans la photo », affirme t-il.  On n’enchaîne ainsi plus seulement les images, on encre l’instant pour ressentir davantage. « Je suis sans cesse à la recherche de nouvelles émotions. » 10505290_10204206352696213_1914415568928750320_n 415186_411754478869828_1672542729_o Le sens du détail habite le personnage et le propulse vers un univers qu’il qualifie de « doux équilibre entre l’urbanisation et le flegme bucolique ». Zoom sur ces termes : urbanisation car on observe un goût prononcé pour la photographie des espaces ; ces lieux créant l’intimité de la scène choisie. Catacombes, parcs, toits, champs perdus et lacs, posent le décor. Le flegme bucolique s’attrait à une poésie que l’on qualifie de champêtre, rustique et reliée à une nature se référant aux bergers. 11001743_908927862485818_5781462584910093491_n 11050708_919709221407682_6155546199405268724_n Lebée revient aux sources. Il aime les représentations « simples et puristes », contraste avec une vie parisienne dynamique, parfois proche de l’exubérance. Le studio où naissent ses idées est étroit. Il règne un ordre remarquable pourtant. Ici et là circulent ses inspirations, son expérience, ses rencontres, son passé. L’artiste n’échangerait son antre créative pour rien au monde. Ce lieu représente ses débuts et son installation à Paris. A 17 ans, il quitte ainsi le domicile familial et prouve son indépendance artistique. Son cursus se polie à l’école de l’image des Gobelins. Il s’ouvre au monde par le voyage de New York, à Madrid, puis Athènes en passant par Bayrouth, dans le cadre de ses prestigieuses collaborations. Il mène ainsi une campagne pour la marque d’alcool Dewar’s International. Mais aussi pour le magazine Marie Claire, My little Paris ou encore la marque Oh My Socks. 10520630_920541337991137_933721808753454080_n 10604590_927878593924078_7610383014479394872_o 11102635_929886567056614_2376596380414965628_n Jean Philippe Lebée est un artiste décalé. Le terme n’est pas synonyme de choc ou d’excentricité, mais plutôt de perfectionnisme. Le but étant d’illuminer l’objet de sa photographie (modèle ou environnement) en un tout irréprochable. Lebée choisit ses protagonistes pour les sentiments qu’ils lui procurent. Célébrités ou inconnus, ceux-ci ont le mérite d’être une source d’inspiration tape à l’œil. Le public ne s’y indiffère pas. On compte ainsi le musicien Pete Doherty, la bloggeuse Kenza Sadoun, l’acteur Julien Bravo et le réalisateur Xavier Dolan. On s’entiche de ses muses inconnues du grand public : Léa, Cécile, Clara, Aurore… Elles deviennent les stars montantes de sa fervente communauté virtuelle. Ses 23 000 followers ponctuent sa page Facebook de likes approbateurs. Empreint des réseaux sociaux, Lebée se développe ainsi sur Behance, TumblR ou Instagram ; l’outil numérique comme évolution du partage. Lebée donne à voir un peu de lui, mettant parfois en scène des éléments de son quotidien : voyages et rencontres. En simplicité et sans trop en dire. Car l’image prévaut mille mots. 338508_437102369668372_2023353747_o 1653297_696104820434791_75268747_n 10177420_726815287363744_1218014662_n 10168180_734753966569876_3679752300310066322_n 10406737_764838003561472_3705709232216019230_n 10429492_777724958939443_4931002908414463078_n 10169443_860814537297151_8209609310572270730_n 10321753_860262657352339_4638964511607576393_o 10690242_866574250054513_4310957549978076560_n 10450429_10204536175781584_8493531217674281138_n   www.jeanphilippelebee.com

J.P Lebée sur TumblR, Instagram, Facebook, Behance.

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